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Mariage kabyle

Le mariage kabyle est un mariage plein de traditions ancestrales.
Quand un jeune homme désirait demander la main d’une fille, il devait se rendre devant chez la fille qu’il souhaitait épouser et sacrifier un mouton ou un bouc sur le seuil de sa porte sans se faire prendre par un membre de la famille de celle-ci. Si il réussissait, sa main lui était accordée.

Généralement, les mariages ont lieu à la fin de l’été, durant la saison des Iwejjiben. Le reste de l’année est consacré au travail de la terre, est la saison des Iwejjiben est celle qui précède la période des labours.
Une fois la main de la jeune fille accordée, ses beaux-parents lui apportaient des cadeaux à chacune de leur visite.

Préparatifs du mariage.
Chez les parents de la mariée, a lieu le dîner du taamamt, qui est financé par la famille du marié. Ces derniers viennent accompagnés de témoins avec de l’argent. Il déposent une certaine somme par terre. La bienséance veut que le père de la mariée en ramasse juste une partie pour porter chance. Le reste sera remporté par les beaux-parents de leur fille. C’est le tucc’it. Les parents de la mariée recevront également ce que l’on appelle curut. Il s’agit de 1 quintal de semoule, une cuisse de boeuf, du blé, de l’huile d’olive et du beurre. Ces ingrédients serviront pour le repas préparé pour les personnes qui feront partie du cortège.
Chez les parents du marié, une tradition existe encore dans certains villages. Elle consiste à un triage de blé par les femmes quelques jours avant le mariage. Ce blé sera celui qui sera apporté à la famille de la mariée.
Dans les 2 familles, chacune de leur côté, les femmes du village roulent le couscous quelques jours avant le mariage. Selon le village, on trouvera parmi ces femmes uniquement des membres de la famille ou une femme par maison du village afin que tout le monde y participe. Les femmes sont assises côte à côte et chantent. Le couscous sera servi aux invités du mariage.

Jour du henné.
Chez le mari, on fait venir des chanteurs au tambour qui souvent arrivent la veille. On égorge un boeuf dont la moitié est destinée à être amenée chez la famille de la mariée le matin même accompagnée du tisnitt de vêtement pour la mariée par les proches parentes du mari.
La mariée de son côté doit se laver selon un rituel. Eclairée par une chandelle, en signe de fécondité, elle sera lavée dans takanna qui désigne le 2ème étage d’une maison kabyle dans un grand plat de poterie qui sert normalement à rouler le couscous. On verse dans ce plat de l’eau froide, des oeufs et des orties. Les orties sont le symbole de l’éveil, afin que la mariée dans le couple soit toujours plus éveillée que son mari. La mariée doit se laver avec du thym, le côté droit, puis le côté gauche. Les oeufs seront cuits ensuite pour être donnés à manger au mari, et l’eau gardée en partie pour être ajoutée à la sauce du couscous qui sera préparé à la tombée de la nuit le 2nd soir du mariage chez les parents du mari. Le couscous sera également servi au mari.
Le soir, un des homme de la famille ira à tajmayaait, où le conseil des sages se réunit habituellement, pour inviter les gens du village à venir partager le couscous du mariage. La famille de la mariée en fera autant.
La cérémonie du henné a lieu à la fin du repas. Dans certains villages, les femmes se regroupaient en cercle pour chanter des poèmes faisant l’éloge des mariés et de leur famille. C’est seulement après ces chants que les invités pourront se lever pour chanter et danser.
Ensuite commence réellement la cérémonie. Le henné est déposé dans un objet en argent, souvent un bijou. Un foulard kabyle est étendu pour déposer dessus le plat dans lequel se trouve le henné. Un bougeoir éclairait la cérémonie et représentait le symbole de la lumière dans laquelle on souhaite voir vivre les mariés et leur famille future. C’est la cérémonie appelée Tawsa.
Chez la mariée, seules des femmes sont présentes et chantent des poèmes anciens. Mais autrefois, les femmes n’avaient pas le coeur à chanter puisque la mariée quittait sa famille. Chez le marié, ce sont les hommes qui récitent des poèmes.
Une fois la cérémonie terminée, avait lieu ce qu’on appelle tacullit. Il s’agit de partager des mets tels que sfenj, aheddur, puis les chants reprenaient.

Le jour du mariage.
Chez le mari, les personnes faisant partie du cortège se préparent à aller chez la mariée pour la ramener. Lorsque le village de la mariée n’était pas trop loin de celui de son mari, on la faisait venir sur un âne ou un mulet.Une proche parente du marié faisant partie de ce cortège avait pour rôle d’aider la mariée à se préparer une fois le cortège arrivé. Cette femme ne devra pas avoir eu un enfant dans le mois qui précède le mariage, car cela leur portera malheur puisqu’elles ont connu toutes deux un heureux événement le même mois. La mariée portera la robe kabyle, taksiwt, ainsi qu’une sorte de bonnet carré à pans brodés appelé tabniqt. Le visage de la mariée sera caché par un voile afin que personne ne puisse voir ni son visage, ni ses yeux dès lors qu’elle sortira de la maison. C’est son mari qui devra la voir en premier. Si une personne en dehors de sa famille cherchait à la voir, elle risquerait de tomber malade voire de mourir. La femme qui s’occupe d’elle déposera un tissus blanc sur chaque côté du visage ainsi qu’une ceinture sur la tête. La mariée mettra également dans sa bouche un bout d’écorce d’un arbre appelé tagusimt( le noyer) qui est reconnu pour rendre les dents blanches.
Les bijoux de la mariée sont en argent. Bracelets aux poignets et aux pieds, broches, colliers et diadème parfois selon les moyens. Autour du cou, elle portera une chaîne de clous de girofles.
On déposera sur ses épaules un burnous. Des feuilles de basilic sont utilisées dans certains villages pour faire une couronne et pour que la mariée en tienne dans sa main. L’habillement se fait accompagné de chants de la femme qui l’habille.
Avant de sortir de chez ses parents, la mariée boit une dernière gorgée d’eau donnée par son père. Une parente verse de l’eau de mer aux pieds de la jeune femme à la demande de sa mère au moment de sa sortie pour retirer toute trace éventuelle de magie noire selon la croyance. Dans certains villages, les jeunes filles qui ne sont pas mariées ne doivent pas se tenir présentes sur le chemin de la mariée au risque de ne jamais se marier un jour.
Une fois arrivée dans sa nouvelle demeure, les femmes de la famille du mari se mettent à chanter. Belle-mère, grand-mère, tantes... donneront des herbes à la jeune femme qu’elle mettra dans sa bouche. Sa belle-mère lui donne d’abord de l’eau qu’elle jettera derrière elle puis un tamis contenant du blé et de l’orge qui symbolisent respectivement les garçons et les filles. Aujourd’hui, le contenu du tamis est parfois remplacé par des figues sèches, du sucre, des beignets et du pain. La mariée devra entrer par le pied droit dans sa nouvelle maison accompagnée des femmes de sa famille qui l’accompagnent. Parfois, la mariée doit casser un oeuf sur le mur de la maison. Quand la famille de celle-ci et les invités auront fini le repas, les danses et les chants reprendront.
Plus tard dans la nuit, la mariée pourra retirer sa tenue aidée par des femmes qui seront les seules avec son mari à la voir ainsi.

Le lendemain du mariage
Un repas est préparé pour la mariée et sa famille. Des galettes d’oeufs lui seront apportées pour son petit déjeuner. Elle recevra ensuite la visite de la famille de son mari et des gens du villages qui viendront lui apporter des cadeaux et le plus souvent de l’argent. C’est là que les invités et les parents de la mariée quitteront la maison et laisseront la jeune épouse chez elle.

Le 7ème jour.
La mariée ne fera aucun travail durant les 7 jours qui suivent son mariage. On lui ôtera la ceinture qu’elle porte pour la remplacer par une autre en laine. Puis elle ira préparer du pain ou des beignets. Elle s’habillera pour aller chercher de l’eau a la fontaine accompagnée des femmes de sa famille en chantant. Elle devra remplir la jarre en une fois. Si ce n’est pas le cas, on pense que la mariée ne restera pas avec son mari. Puis elle donnera à boire aux enfants. Une fois rentrée, elle ira rendre visite au protecteur du village appelé aassas, la tombe de l’ancêtre du village à qui elle laissera de l’argent le plus souvent en guise de sacrifice.
La mère de la mariée qui, dans certains villages, n’a pas revu sa fille depuis que cette dernière à quitté leur maison, ira rendre visite à sa fille. Parfois, c’est la mariée accompagnée de son mari et sa belle famille qui retourne voir ses parents.
Et c’est ainsi que se termine le mariage kabyle.

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Source photo :

- http://www.farid-benyaa.com (Artiste plasticien algérien)
- http://www.robekabyle.com/

- Source : http://www.kabyle.com/

 

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